Droit à une mort digne : le Vatican a la main

C'était début 2011, mais rien n'a changé en 2012. Le Vatican continue à faire pression avec succès sur les dirigeants de la république laïque. Cette organisation rétrograde appuie son fond de commerce sur la peur et la souffrance provoquées et entretenues quand elles n'ont pas de source objective comme la maladie, un accident ou une événement générateur d'émotion intense comme une naissance, l'amour...

Le groupuscule clérical est plus écouté par ceux qui décident de nos vies que la grande majorité des citoyens (nous sommes en démocratie, non ?), qui bien sûr sont ignorants et incompétents pour décider eux-même de leur vie.

Ce texte est tiré du site de l'Union des FAmilles Laïques

Le suivant fera le point fin 2012

Après avoir adopté à la majorité le 18 janvier 2011 la proposition de loi, la commission a en effet voté ce matin un amendement de la sénatrice Marie-Thérèse Hermange supprimant l’article 1 de la proposition de loi, lui retirant toute substance.

L’intense lobbying des opposants au droit de mourir dans la dignité qui s’opère depuis la décision d’examiner la question de l’euthanasie en séance publique et qui a redoublé depuis le vote d’une proposition de loi de synthèse par la commission des affaires sociales n’y est pas pour rien.

Les prises de position publique du premier ministre par une tribune publiée par le journal Le Monde et celle du ministre du travail de l’emploi et de la santé sur RMC ne sont rien d’autre que des pressions sur les sénateurs pour les inciter à voter non pas en leur conscience mais selon la morale défendue par le gouvernement et dictée par le Vatican.

Alors que l’adoption de cette proposition de loi serait une grande avancée qui constituerait une rupture avec l’idée religieuse que la mort ne peut être que l’oeuvre de dieu et que la vie est une réalité transcendante qui ne peut être laissée à la libre disposition de l’Homme, on voit bien qu’aujourd’hui c’est l’union sacrée de tous ceux qui défendent les valeurs du christianisme, dont le gouvernement actuel, qui dicte sa loi aux représentants du peuple, et que permettre à chaque individu de disposer librement de son corps est un combat toujours d’actualité.

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