Monsieur,

Vous m'avez envoyé copie de la lettre adressée à M. le Maire de Besançon concernant la remise en place des éléments constituants l'entrée monumentale du 6 rue Mmégevand et vous demandez au nom de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat l'enlèvement de la croix et des inscriptions issues du porche des Petites Soeurs des Pauvres.

Ce porche était le seul élément de l'entrée qui datait du XVIIIe siècle. Or le respect du patrimoine, hérité de notre passé commun, quelles que soient nos opinions, nécessite le maintien en place de la décoration d'origine. Je vous rappelle que la boucle de Besançon est depuis 1994 classée par décret en site sauvegardé. Rien ne peut être modifié sans l'accord de l'Architecte des Bâtiments de France. Toutes les façades du centre ville font l'objet actuellement d'une analyse détaillée. Le Maire de la Ville de Besançon ne peut donc pas, de sa propre initiative, modifier la situation actuelle.

Je vous rappelle également que c'est le Ministère de la Culture, par l'intermédiaire de l'Architecte des Bâtiments de France, qui a fait restaurer le Palais Granvelle en reconstituant notamment le clocher de la chapelle des Granvelle tel qu'il était au moment de la construction du Palais. C'est donc l'État laïc, qui par l'intermédiare des Affaires Culturelles, est responsable du maintien du patrimoine sur les bâtiments publics, même si ceux-ci appartiennent aux collectivités locales.

Je rappelle enfin que le Rectorat conserve toujours sur sa façade le blason des archevêques de Besançon, ceci depuis 1905, sans que cela ait posé de problèmes.

Veuillez croire, Monsieur, à l'expression de mes salutations distinguées.

Paulette GUINCHARD-KUNSTLER

NDLR : cette lettre est bourrée contre-vérités. Depuis 1997 le Tribunal administratif repousse jour après jour le moment de juger de la légitimité du vrai-faux clocher de Granvelle qui est posé sur un escalier et non un ex-édifice religieux ! De même la conservation d'un patrimoine exige que celui-ci ait une valeur admise par de nombreuses instances, ce qui n'est manifestement pas le cas du porche de la mairie. Mme Paulette GUINCHARD-KUNSTLER et ses amis sont les seuls à le vouloir ainsi et à forcer la loi au mépris des citoyens pour imposer leur croyances.

La lettre (image)