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Sur le clocher faux-vrai clocher de Granvelle

par François Lassus, docteur en histoire, ingénieur à
l'Université de Franche-Comté, septembre 1997.

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La maison natale de Charles Fourier

A droite de l'entrée de la ruelle Baron (élargie à partir de 1836 et devenue rue Moncey en 1840), cette lithographie du début du XIXe siècle (sans doute de peu postérieure à 1837) représente la maison natale du philosophe bisontin. Elle a été réaménagée par Gaston Coindre, qui modifie quelques détails (grilles aux fenêtres, enseigne de la pharmacie) et limite son dessin aux deux-tiers droits de la gravure.

La lithographie est née du culte de la personnalité mis en place par les disciples de Charles Fourier, qui devaient immortaliser le lieu de naissance du maître. La plaque qui figure au-dessus de l'entrée boutiquière porte l'inscription "Fourrier, marchand drapier", qui a disparu avec la mort du père de Charles Fourier en 1781, ou peu après ; l'auteur a donc voulu représenter la maison dans les années 1772 et non, comme Coindre, au moment de sa disparition en 1841.

On cherchera en vain, dans cette vue perspective prise depuis l'hôtel de Terrier-Santans, un quelconque appendice au-dessus du palais Granvelle, dont le toit est d'ailleurs à peine visible entre le bâtiment qui y est accolé dans la rue de la Préfecture (construit dans les années 1930) et la Citadelle.

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