"[_] il n'y a jamais eu de royaume où il y ait eu tant de guerres civiles que dans celui du Christ." Montesquieu, les Lettres Persanes.
Les dates marquantes
1095 : première croisade prèchée par le pape Urbain II. Premiers génocides. L'antisémitisme : les juifs sont des concurrents, il faut les éliminer.
1215 : le concile de Latran prescrit le port d'un signe distinctif pour les juifs. (Les nazis inventeront l'étoile jaune !)
1313 : le concile de Zamora interdit aux juifs de circuler certains jours.
1480 : création de l'Inquisition, une police des consciences qui annonce la Gestapo. Victor Hugo rappellera devant la chambre des députés que l'Inquisition a fait brûler ou étouffer dans les cachots 5 millions d'hommes. L'Inquisition ne sera abolie en Amérique du Sud qu'en 1834 et les murs du ghetto juif à Rome ne seront abattus qu'en 1848.
1499 : l'archevêque Cisnero à Grenade jetta au feu tous les livres musulmans. Huit siécles de culture islamique en Espagne disparaissent.
1562 : le "frère" Diego de Landa brûle les livres mayas faisant disparaître huit siècles de culture amérindienne.
1614 : l'archevêque de Lima fait brûler les flûtes indiennes pour que le Malin cesse de répandre ses tromperies.
1830 : Explosion d'anticléricalisme et en 1834 agenouillement des insurgés de février devant le Saint-Suaire.
1873 : l'Église affirme qu'elle tient de Dieu le droit et le devoir de condamner la science (Constitution dogmatique de la foi). 1929 : l'Église accorde sa bénédiction à Mussolini.
1876 : Construction du Sacré-Coeur sur la butte Montmartre à Paris pour "expier les crimes de la Commune (1871)".
1938 : Gröber archevêque de Fribourg déclare aprés la nuit de Crystal (10/11/1938) où les nazis ont commencé à mettre en pratique les lois raciales : "On ne peut refuser à quiconque le droit de sauvegarder la pureté de sa race et d'élaborer les mesures nécessaires à cette fin."
1940 : l'Église déclare que Pétain c'est la France. Pie XII ne condamne pas l'Allemagne nazie et l'Opus Dei soutient efficacement Franco en Espagne.
1944 : le nonce apostolique à Budapest écrit aux ministre des Affaires étrangères : "La nonciature [_] demande au gouvernement Hongrois de ne pas continuer sa guerre contre les juifs au-delà des limites prescrites par les droits de la nature et les commandements de Dieu." Peu après il nuancera : "Nous ne protestons pas contre l'élimination de l'influence des juifs, au contraire, nous souhaitons qu'elle disparaisse."
Les nouvelles croisades
1950 : l'Église admet enfin la théorie de l'évolution humaine mais impose l'enseignement parallèle du dogme de la Création aux États-Unis.
1985 : "On cherche des évêques capables de s'opposer au monde et à ses tendances négatives pour les guérir." (cardinal Ratzinger) Du même (juin 85) : "Nous devons avoir le courage de redire que, prise dans sa totalité, la Bible est catholique.é (Le catholicisme existait donc avant d'exister !!!) Depuis Jean Paul II n'a pas cessé de faire des déclarations plus réactionnaires les unes que les autres et son voyage en France est la plus importante provocation contre la république française qui ait jamais été faite.
Ces quelques informations ont été extraites de "Marianne, je t'aime" de Patrick Kessel. (ed. Bruno Leprince)
1996 : le pape se rend en France et tente de faire du 22 septembre l'anniversaire du baptême de Clovis désigné pour la circonstance premier roi de France. Hors ce jour est celui de l'anniversaire de la proclamation de la République (1792). Il s'agissait pour le pape de faire accréditer l'idée d'une France chrétienne et de souiller le symbole odieux de la République (pour plus d'information, voir le site de B. Courcelle).
1997 : le pape vient encore en France avec l'intention de dire une messe le 24 août. Cette fois c'est l'anniversaire (encore un) du massacre de la Saint-Barthélémy, massacre où des centaines de protestants perdirent la vie. À travers tout ce symbolisme, on a une approche de l'humour papal...
Commentaires
Vous comprendrez aisément à la lecture de cet historique que l'Église catholique est le creuset idéologique de l'extrême droite. Si quelques prêtres ont de leur propre chef sauvé des juifs pendant la dernière guerre, ces contre-exemples ne peuvent pas servir de justification à une structure criminelle. Si l'Église n'a plus fait trop de dégâts apparents en Europe depuis 50 ans, il faut se rappeler comment elle a dernièrement tordu le cou à la Théologie de la Libération en Amérique latine : plus de 140 prêtres ont été assassinés et remplacés par des curés amis des grands propriétaires et souvent membres de l'Opus Dei. De même notre description ne parle pas du patient travail qui chaque jour aboutit à la torture de millions d'enfants et d'adultes à partir d'une morale sexuelle qui puni de deux façons les gens d'être ce qu'il sont :
1) par l'abstinence qui est présentée par le pape comme une vertu et qui n'est qu'une forme religieuse d'automutilation.
2) par la violence permanente qui doit être appliquée à chacun dès l'enfance pour contrer ses pulsions : il s'agit de faire d'un plaisir une souffrance selon un schéma pavlovien extrêmement simple, mais aussi dangereux car formateur de pervers.
Les commandos anti-avortement ont pour mission d'imposer les fantasmes sexuels du Vatican à toutes les autres croyances ou philosophies, ainsi qu'aux non-croyants. Par contre l'Église n'est jamais parvenue à condamner la guerre, le meurtre, bien qu'elle proclame "Tu ne tueras pas". Malgré tous ses crimes, l'Église catholique jouit de hautes protections et n'a jamais été réellement inquiétée. Elle est même très courtisée et ses déviants que sont les sectes chrétiennes, sont souvent promus par des pouvoirs politiques qui, pour leurs peuples, préfèrent la trique à l'éducation.
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