Le nouveau CROA mène l'enquête, vous pouvez vous en inspirer et l'adapter à vos besoins sans limite. C'est même notre souhait le plus grand.

Les citoyens de la république française devraient bien lire ce texte tiré de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen qui est elle-même le préambule de notre Constitution. Et de soupeser chaque mot avant de se faire refiler la Déclaration de l'Homme américain à faire du commerce de 1948 comme il est question dans certaines instances européennes. Les mêmes Citoyens devraient aussi soupeser ce que ce texte leur permet de faire quand ils se plaignent au lieu d'agir.

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Des bâtiments sous-utilisés à deux pas de chez nous, entièrement payés par l'argent public, donc par les impôts de tous et uniquement dédiés à la superstition de quelques-uns : les lieux de culte classés. Des millions d'euros sont engloutis chaque année pour un public extrêmement réduit qui n'occupe les lieux que quelques heures par mois tandis que le manque de locaux fait cruellement défaut à nombre d'activités intéressant un grand nombre d'habitants des quartiers. Car les locaux question sont pour la plupart au coeur même des quartiers alors que les autorités prétextent le manque de crédits pour refuser au peuple les lieux partagés dont il a besoin. Ou encore, ces autorités profitent de la demande pour faire payer par l'impôt des locaux neufs et, la plupart du temps, éloignés des lieux où ils seraient utiles.

Ce surcoût de l'impôt peut être évité, il peut-être légitimement contesté comme le prévoit la Constitution dans son préambule. Et il n'est pas normal que la prière soit, en coût horaire, une des activités humaines les plus subventionnées !

Un financement obscure

Il est bien difficile de chiffrer le coût du financement des lieux de culte : par exemple, aucun panneau n'annonce le coût des travaux actuels qui sont effectués sur l'église de la Madeleine. Parmi les organismes finançant ces travaux, on trouve la ville de Besançon, le Conseil général, l'État et peut-être la Région. L'affichage du coût est apparemment aléatoire comme les habitants ont pu l'observer au cours des nombreuses années de travaux effectuées sur cet édifice.

L'entreprise religieuse en dehors des lois économiques

Profitant de locaux entièrement financés par l'argent public, l'entreprise cléricale n'est pas tenue de rationaliser l'occupation des locaux ou elle travaille, pas plus que le coût de ces locaux quand des milliers d'ouvriers font les frais de restructurations et de délocalisations de leurs entreprises. Mieux, l'entreprise cléricale n'a pas à rendre compte de son efficacité à une époque ou toute entreprise utile mais non rentable est éliminée sans pitié pour ceux qui en vivent.

Les églises doivent être soumises à la loi économique commune

Elles doivent payer impôts et loyers comme tout le monde. La situation actuelle créé une discrimination contraire à la loi républicaine offrant des avantages à certains cultes reconnus et non à d'autres. La République reconnaîtrait certaines croyances comme plus vraie que d'autres ? En conséquence du principe d'égalité, les citoyens de toute croyance ne bénéficiant pas des mêmes avantages sont en droit de les exiger. Cette situation conduisant à des débordements absurdes se résoud simplement en appliquant la loi et en ne finançant aucun culte.

Pour un restructuration des activités religieuses et un dégraissage des surfaces occupées

Tout le monde aura remarqué que les cultes chrétiens, juifs, musulmans ne pratiquent pas le même jour de la semaine. Cette remarque permet d'envisager de recentrer l'activité cultuelle sur les sites existants les plus productifs. Enfin, pour rationaliser et rentabiliser l'occupation des lieux, ceux-ci doivent être soumis à location selon les lois du marché.

Il n'y a pas de limite à notre revendication

En effet les lieux de cultes financés par nous-mêmes doivent être des lieux publics car il ne s'y passe rien qui justifie leur fermeture pour une utilisation à d'autres fins que les activités religieuses en dehors des heures imparties à celles-ci. Il n'est pas du rôle des pouvoirs publics de reconnaître un caractère sacré à quelque endroit public que ce soit.

La tolérance et la générosité sont de notre côté

Nous sommes tout à fait daccord pour partager ces lieux qui nous appartiennent et qui sont actuellement réservés uniquement aux activités cultuelles de quelques-uns pour peu que ceux-ci payent la location au même titre que tout autre utilisateur.

Soucieux du bien-être de la population locale, nous nous proposons ainsi de limiter les dépenses publiques excessives engendrées par l'égoïsme de quelques-uns. Il est injuste de monopoliser d'immenses bâtiments vides la plupart du temps et d'obliger les citoyens à construire ailleurs et à grands frais ce qu'ils ont déjà payé près de chez eux.

Que faire de léglise de la Madeleine ?

Depuis des années les habitants des quartiers Battant-Madeleine subissent les travaux sur l'église de la Madeleine et sont informés de façon épisodique de leurs coûts pharaoniques par des panneaux dont la présence semble tenir du plus pur hasard. De plus ces travaux ont le mauvais goût de chasser les marginaux qui avaient l'habitude de s'abriter sous les porches du lieu : la foi aurait-elle des nécessités incompatible avec la charité ?

Ces nuisances sont inversement proportionnelles à l'occupation de l'établissement.

Bâtiment payé par tous, il nous paraît naturel de demander à tous les citoyens du quartier ce qu'ils attendent de cette dépense et leurs espoirs pour la rentabilisation de l'investissement englouti dans ce lieu.

Vous pouvez cocher plusieurs cases indiquant l'ordre de vos préférence (1, 2, , 5) ou donner une autre idée.

Remplissez soigneusement avec vos noms et adresse les espaces prévus avant de signer et faites nous parvenir vos contributions. L'ensemble des résultats sera remis solennellement au maire de Besançon fin janvier 2002 et une étude de vos préférences sera publiée dans la presse locale.

Pour que cessent les dépenses publiques inutiles consacrées aux lieux de cultes

Je souhaite que les services religieux soient regroupés rationnellement selon les critères de rentabilité économique en vigueur et que l'espace libéré soit affecté à de nouvelles activités. Pour l'édifice appelé église de la Madeleine à Besançon je choisis, dans l'ordre de mes préférences, les usages suivants :

Autre : ....................................................................................................................................................................................................................................